Conscientes des enjeux que portent le réaménagement de la plage de Pampelonne, l’atelier fait de l’inscription naturelle du projet un fil directeur. Les choix, tant en termes d’usages que d’architecture, sont la résultante d’une analyse approfondie des spécificités écologiques et climatiques d’un tel site, et d’une volonté féroce d’affirmer le caractère local de la future concession.

Projet :Restaurant, Jardin de la Tropezina
Localisation : Ramatuelle - Plage de Pampelonne
Livraison :Juin 2019
Surface :300 m2 SP - 400 m2 terrasse
Coût du projet :2.300.000,00 € HT
Mission :Complète
Maîtrise d’ouvrage :Privée
Maîtrise d’œuvre :Atelier San Gregorio
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Afin de renforcer le caractère paysager du projet, de nouveaux sujets sont plantés jusqu’au sein du projet. Ces arbres ont pour objectif de fondre le bâti dans son environnement végétal.

L’architecture du restaurant évoque les traits des maisons de vacances méditerranéennes de bord de mer : les espaces dédiés aux publics, le bar, la salle couverte et la terrasse, sont autant d’aires de contemplation de la baie.

Ombragée par les tamaris et les ombrières, la salle couverte peut s’ouvrir sur trois de ses côtés, et, l’image d’un séjour, prolonge la terrasse jusque vers le cœur du bâti Positionnée à l’extrémité nord de la concession, elle offre un point de vue privilégié vers le Cap Pinet. Largement vitré, cet espace permet, comme dans un jardin d’hiver, une exploitation qualitative du restaurant aux périodes les plus froides.

Installé dans l’aile opposée et à proximité de la zone d’entrée, c’est autour du bar que l’on se réunit. Disposé ainsi pour qu’en fin de journée, ses utilisateurs bénéficient de la lumière du soleil couchant, il offre une vue dégagée vers le sud de la baie et le Cap Camarat.

Construit sur pilotis, et disposée à 1,20 m au-dessus du niveau le plus bas du terrain naturel, le restaurant libère le sol et ouvre le regard vers l’horizon. Véritable figure marine, sa terrasse devient une coursive.

Des lames de bois dont l’inclinaison a été étudiée afin de parer aux rayons du soleil durant les périodes les plus chaudes visent à produire un effet d’ombrage particulièrement graphique sur les sols et les parois, proche de celui généré par les canisses.

Les façades présentent tantôt une transparence maitrisée, tantôt une opacité qui préserve l’intimité des usagers et du personnel. Assemblées successivement en clins feuillure et discontinus les façades présentent des variations, selon l’angle et la lumière

Afin de minimiser l’impact sur site, au moment des opérations de montage et de démontage, les choix de limiter le nombre d’intervenants et de maximiser la fabrication d’éléments en atelier se sont naturellement imposés.

L’équipe a défini un cahier des charges adapté aux contraintes du site. Le type de construction optimal est un ouvrage 100% en filière sèche

Au regard du contexte maritime et des choix esthétiques formulés par l’atelier, l’équipe opte pour le mélèze, tant pour les éléments structurels et que décoratif. Cette essence est reconnue pour ne pas subir de déformations hygrométriques.